
L’escalier sans contremarche séduit par sa légèreté : il laisse passer la lumière et ne coupe pas la pièce en deux. Il soulève aussi des questions de sécurité, surtout avec de jeunes enfants. Voici ce qu’il faut savoir avant de le choisir.
Qu’est-ce qu’un escalier sans contremarche ?
La contremarche est la planche verticale qui ferme l’espace entre deux marches. Sans elle, on parle d’escalier à marches ouvertes, ou ajouré : chaque marche est visible de côté comme de face, et l’on voit à travers l’escalier.
Ce choix est possible quelle que soit la forme de l’escalier, droit, quart tournant ou double quart tournant, et sur limon comme sur crémaillère.
Quels sont les avantages d’un escalier sans contremarche ?
- La lumière passe entre les marches et éclaire l’espace sous l’escalier.
- La légèreté : l’escalier paraît moins massif, ce qui compte dans une petite pièce ou une pièce à vivre.
- La vue traverse l’escalier, qui devient un élément du décor plutôt qu’une cloison.
Plusieurs de nos réalisations sont à marches ouvertes, en hêtre, en chêne et en hévéa.

Un escalier sans contremarche est-il dangereux ?
Il n’est pas dangereux en soi, mais il demande d’y penser selon les personnes qui l’utilisent. Le NF DTU 36.3, qui fixe les règles de l’art des escaliers en bois, et les règles d’accessibilité des logements ne fixent pas d’écart maximal entre deux marches ouvertes dans une maison.
Dans les établissements recevant du public et les parties communes des immeubles, les règles d’accessibilité imposent seulement une contremarche d’au moins 10 cm sur la première et la dernière marche, pour que les personnes malvoyantes les repèrent.
Avec de jeunes enfants, mieux vaut en parler dès le devis : des contremarches, même partielles, ou un barreau entre les marches, réduisent le vide sans renoncer à la légèreté.
Comment sont tenues les marches sans contremarche ?
Sans contremarche, chaque marche ne compte que sur ses appuis. Le NF DTU 36.3 demande qu’elle repose d’au moins 15 mm sur le limon, contre 10 mm quand des contremarches participent à la reprise des efforts. Il demande aussi de fixer latéralement l’escalier, au mur par exemple, au moins une fois par volée de plus de dix marches.
Sur une crémaillère, les marches reposent par-dessus la poutre découpée : c’est la structure qui met le mieux en valeur les marches ouvertes. Notre guide limon ou crémaillère compare les deux.

Avec ou sans contremarche : comment choisir ?
Le choix se fait entre la lumière et la sensation de sécurité.
- Sans contremarche : plus de lumière, un style plus léger, une pièce qui respire.
- Avec contremarche : un escalier plus fermé et plus rassurant pour les enfants, et un dessous d’escalier qui peut accueillir un rangement.
Dans les deux cas, le garde-corps complète la sécurité côté vide. Nos modèles sont présentés sur la page garde-corps d’escalier, et nos réalisations sur la page escalier quart tournant.
Les hauteurs et les écartements à respecter sont expliqués dans notre guide hauteur de garde-corps et de main courante.
Sources
- NF DTU 36.3 P3 (septembre 2014), § 5.4, résistance mécanique (texte reproduit par dtu.golgoth.org)
- Arrêté du 20 avril 2017 relatif à l’accessibilité des établissements recevant du public
- Arrêté du 24 décembre 2015 relatif à l’accessibilité des bâtiments d’habitation


